Et si nous faisions connaissance ?

Je n’avais pas vraiment prévu de vous parler de moi dans le cadre d’un article et puis, il y a deux semaines environ, j’ai croisé une personne dans la rue et je me suis dit « Tiens, on dirait ma cliente Madame B. », mais sans aucune certitude. La raison ? Ce masque que nous portons depuis plus d’un an maintenant.


J’ai alors réalisé que depuis que j’ai rouvert les portes de mon Cabinet après le premier confinement, je n’ai vu le visage d’aucun de vous, pas plus que vous n’avez vu le mien, d’ailleurs !


Il est donc temps de (re-)faire connaissance…


Je suis Isabelle Pionin, aixoise d’adoption, réflexologue plantaire.


Devenir réflexologue : un choix volontaire, ou comment j'en suis arrivée à toucher des pieds


Lorsque j’ai annoncé que j’allais me former à la réflexologie plantaire, j’ai principalement reçu du soutien et des encouragements de mon entourage. Mais il est aussi arrivé que l’on me dise « mais... tu vas toucher des pieds?... » avec une moue quelque peu dégoûtée qui en disait long.


Oui, j'allais toucher des pieds. Et pourtant je ne les aime ni ne les déteste. A vrai dire ils me sont plutôt indifférents. Alors pourquoi la réflexologie plantaire, me demanderez-vous. C’est une longue histoire qui s'est déroulée sur presque 15 ans.


Peut-être même plus, si l’on considère que ma première rencontre avec la réflexologie remonte à mes années d’université, alors que je fréquentais assidument les librairies du Quartier latin, études littéraires obligent. J’avais en effet acheté des cartes des zones réflexes des pieds et des mains, lesquelles n’avaient pas tardé de finir au fond d’un tiroir, faute de savoir les utiliser. Bien loin de moi, donc, à cette époque, l’idée d’en faire mon métier…


Une manuelle contrariée


J’ai toujours été une « manuelle ». Enfant, je fabriquais de petits objets, je modelais la glaise. C’était dans les gènes, peut-être, avec un arrière-grand-père marqueteur et un grand-père tapissier. Comme un besoin de travailler avec mes mains.


A 12 ans, je voulais être menuisier, mais au regard de mes bons résultats scolaires, l’Education Nationale en a décidé autrement.


Ainsi, après l’obtention d’une maîtrise d’anglais et un échec au CAPES, j’ai travaillé dans un organisme de séjours linguistiques, puis dans un cabinet d’avocats d’affaires et enfin dans le courtage d’assurances maritimes.


Au cours de ces années, le sentiment d’insatisfaction, de ne pas être à ma place, s’est fait souvent ressentir, sans que j’arrive à en trouver la cause, me poussant à changer de domaine régulièrement.


Et l’humain dans tout cela


C’est fin 2004 que j’ai commencé à toucher du doigt la cause de cette insatisfaction après avoir été jurée d’Assises.


Cette expérience très particulière m’a profondément touchée et enrichie.


Pourtant, fin 2003, quand j’ai reçu la lettre du Ministère de la Justice m’avertissant que j’avais été désignée comme éligible pour être, peut-être, quelques mois plus tard, jurée d’Assises, je me souviens m’être dit que je n’avais pas que cela à faire !


Puis j’ai reçu la convocation à la session de novembre 2004 de la Cour d’Assises des Hauts-de-Seine, accompagnée de la liste des affaires qui y seraient jugées. J’ai donc bien été obligée de me présenter, bien que l’idée me rebutât toujours autant.


Or, cette expérience m’a profondément bouleversée, d’une part parce qu’elle est émotionnellement très forte, et d’autre part car elle m’a permis de comprendre que j’avais besoin, dans le domaine professionnel, de remettre l’humain au centre de mes préoccupations, ce qui n’avait jusque-là pas été le cas.


J’ai pourtant repris le cours de ma vie, pas vraiment transformée, jusqu’à ce que les transactions financières de gros cabinets d’avocats d’affaires me paraissent totalement dénuées d’intérêt.


La crise de la quarantaine


Un bilan de compétence, réalisé en 2008, m’a permis de mieux comprendre ce que je n’avais que superficiellement appréhender quatre ans auparavant et a confirmé mon souhait de me mettre au service de l’autre, de prendre soin de l’autre.


Il aura fallu neuf ans de plus avant que je m’accorde une parenthèse pour prendre le temps de me poser les bonnes questions.


C’est alors que ces initiations à l’automassage, cette carte des pieds achetée il y a des années, ce manuel d’acupression associée aux huiles essentielles offert quelques temps auparavant, cette séance de réflexologie à Hong Kong, ont refait surface dans mon esprit et que la réflexologie plantaire s’est imposée comme le choix évident.


Ma reconversion ne se résume ainsi pas à un simple changement d’orientation professionnelle. Elle a été le fruit d’une longue gestation au cours de laquelle j’ai cessé de dire « Je ne veux pas » ou « Je ne veux plus » pour enfin affirmer « Je veux ».


Je veux prendre soin de vous, œuvrer pour votre bien-être physique et émotionnel par l’écoute et le toucher bienveillant.



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