Les allergies saisonnières sont de retour !

Dernière mise à jour : févr. 21

Nez qui pique, éternuements, congestion, démangeaisons, irritation des yeux… les allergies saisonnières sont de retour !


Qu’entendons-nous par allergie ?


Respiratoire, digestive ou cutanée, ce sont toujours les mêmes mécanismes qui sont à l’œuvre.


Une allergie est due à un dérèglement global du système immunitaire qui devient intolérant à des substances présentes dans l'environnement et qui sont généralement inoffensives : pollen, poussière, poils d’animaux, certains aliments, etc.


Chez la plupart des personnes, ces substances n'entraînent pas de trouble particulier mais chez une personne allergique, elles deviennent responsables de réactions respiratoires, digestives, cutanées ou systémiques, disproportionnées et plus ou moins graves. On appelle ces réactions « réactions allergiques » et ces substances « allergènes ».


On recense plus de 400 allergènes régulièrement impliqués dans des réactions allergiques, les plus communs étant :

  • le pollen,

  • les acariens,

  • les aliments,

  • les squames d'animaux,

  • certains médicaments,

  • les moisissures.


L’allergie saisonnière, ou rhume des foins


L’allergie pollinique saisonnière, aussi appelée rhume des foins, apparaît périodiquement avec la floraison des plantes allergènes. Les pollens ne sont, en effet, pas tous allergisants. Pour provoquer des symptômes d´allergie, il est indispensable que les grains des pollens arrivent sur les muqueuses respiratoires, c’est-à-dire au niveau du nez, des sinus, des bronches, du pharynx, du larynx, ou encore de la trachée.


Et nul besoin d’attendre le printemps si, tout comme moi, vous vivez dans une zone fortement exposée aux pollens. La saison des allergies polliniques commence, en effet, dès le mois de janvier, avec les pollens des aulnes, bouleaux, noisetiers ou cyprès. Elle se poursuit en avril avec les platanes, les oliviers, les peupliers et les frênes. Viennent ensuite les graminées de mai à août, et enfin les herbacées qui débutent en été et se poursuivent jusqu’à l’automne.


Je vous invite à consulter le site internet du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (R.N.S.A.), réseau qui a pour objectif principal l’étude du contenu de l’air en pollens et en moisissures. Le site vous permet, entre autres, de découvrir les prévisions du risque allergique des villes de votre choix et des différents types de pollens : https://www.pollens.fr/


Quels sont les symptômes ?


Les symptômes des allergies aux pollens peuvent varier d’une personne à une autre, en fonction de sa sensibilité, de ses habitudes de vie, de sa situation géographique, de la pollution atmosphérique, des prédispositions génétiques, etc…


Lorsque les grains de pollen entrent en contact avec les yeux ou les voies respiratoires de la personne allergique, le système immunitaire active une réaction inflammatoire. Celle-ci va entraîner la dilatation des vaisseaux sanguins, une inflammation des muqueuses respiratoires et des yeux, et augmenter les sécrétions liées à l’apparition des symptômes de rhinite allergique.


Les symptômes les plus fréquents sont :

  • nez qui pique, qui chatouille, qui coule,

  • sécrétions claires et très liquides,

  • yeux rouges et larmoyants,

  • éternuements en continu,

  • maux de gorge ou toux,

  • démangeaisons au niveau de la gorge ou du palais,

  • fatigue, insomnie, irritabilité sur plusieurs jours.


Si ces allergies sont généralement bénignes, la qualité de vie au quotidien s’en trouve dégradée. Il est par conséquent conseillé de consulter un spécialiste afin d’établir un diagnostic précis et se voir prescrire un traitement adapté. En effet, au fil du temps, avec la répétition de l’exposition à l’allergène responsable, la sensibilité s’accroît, tout comme les symptômes.


Cinq conseils pour limiter les symptômes


1. Adoptez un régime alimentaire adapté

Evitez de consommer des produits laitiers en période d’allergie. Le lait de vache étant l'aliment le plus générateur de mucus dans l'alimentation humaine, la consommation de produits laitiers va entraîner un excès de mucus qui est un poids très lourd à porter pour nos systèmes digestif, respiratoire et immunitaire.


En outre, une réaction croisée peut se produire entre les protéines de certains fruits et légumes (et certaines noix) et celles du pollen allergène. Je vous invite à vous reporter au tableau ci-dessous (© santemagazine.fr)


2. Aérez avant le lever du soleil

C’est-à-dire avant l’ouverture des fleurs…


3. Fuyez l’air conditionné

Les filtres des systèmes d'air conditionné et les purificateurs d'air peuvent aggraver les symptômes des allergies saisonnières.


4. Nettoyer votre nez et vos yeux

Deux à trois fois par jour, utilisez un spray d'eau de mer afin de nettoyer les muqueuses nasales.


Un lavage oculaire au sérum physiologique est également recommandé si vos yeux sont irrités. Et surtout: évitez de les frotter de sorte à ne pas accentuer la réaction allergique!


5. Anticipez la saison des allergies

« Mieux vaut prévenir que guérir » : en anticipant la période des allergies polliniques, vous limiterez les symptômes et les désagréments liés à vos allergies. Parlez-en avec votre généraliste... et avec votre réflexologue!


Et la réflexologie plantaire dans tout cela ?


La réflexologie va permettre d’agir tant de manière préventive que de manière curative.


1. En prévention :

Environ un mois avant l’arrivée de l’allergie, le réflexologue va s’attacher à préparer votre organisme en travaillant notamment sur les zones réflexes du système digestif, foie et intestins en particulier, ainsi que sur le système lymphatique.


Plusieurs séances seront nécessaires, complétées par une bonne hygiène de vie.


2. De manière curative :

Quand les symptômes sont là, il n’est cependant pas trop tard ! Outre les zones précédemment citées, le réflexologue travaillera alors également à soulager les symptômes : écoulement nasal, sinus congestionnés, inflammation, etc.


La réflexologie ne remplace pas un traitement médical. Si les symptômes sont intenses et persistants, il sera nécessaire de consulter un spécialiste qui vous aidera à déterminer la cause de vos symptômes et prescrira un traitement adapté.



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