Détox : le grand ménage de printemps… nécessaire ?

Mis à jour : 28 mars 2020

C’est le printemps ! Saison de transition et de renouveau, le printemps nous invite à ouvrir grand les fenêtres et à nous lancer dans un ménage de fond en comble afin d’assainir notre intérieur. Et, par analogie, à purifier notre organisme.


Au sortir de l’hiver, il n’est pas inhabituel de manquer de vitalité, d’avoir l’impression d’être encrasser, de ressentir des lourdeurs digestives. Remettre un peu d’ordre dans tout cela, en nous libérant des stagnations de l’hiver, figure ainsi souvent en tête de liste de nos priorités printanières.

Faut-il succomber aux cures détox ?

Les cures détox sont devenues, depuis quelques années, un incontournable réflexe bien-être. A la différence d'un régime qui vise à réduire le nombre de calories consommées dans un but d’amincissement, la cure détox nous promet de régénérer l’organisme, notamment en nettoyant notre foie.

Le foie, rappelons-le, est le plus volumineux de nos organes (entre 1,2 et 1,8 kg). C’est une grosse glande qui remplit de nombreuses fonctions vitales. Notamment, il filtre le sang, élimine les déchets et est aussi capable de neutraliser – s’il est en bonne santé et travaille suffisamment – de nombreuses substances toxiques.

Grâce aux cinq émonctoires (outre le foie, il faut également compter sur les poumons, les intestins, les reins et la peau), c’est d’un véritable système de filtrage et d’élimination dont est équipée la merveilleuse machine qu’est notre corps.

Notre organisme est, donc, loin d’être démuni face aux substances toxiques et déchets qui menaceraient son bon fonctionnement.

Alors, avons-nous vraiment besoin de cures de nettoyage ?

Selon le Pr Gabriel Perlemuter, gastro-entérologue, hépatologue et auteur de l’ouvrage Les pouvoirs cachés du foie (Ed. Flammarion, 2018), le foie est un «véritable héros multitâches» qui est néanmoins le plus négligé de nos organes.

Le Dr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste et auteur de Alors, on mange quoi ? (Ed. Fayard, 2016), admet, pour sa part, que notre organisme peine parfois à éliminer tous les déchets et les toxines agressives.

Il faut par ailleurs noter qu’une bonne irrigation du foie – donc une bonne circulation sanguine – est nécessaire afin qu’il fonctionne correctement.

De plus, le foie perd 20% de ses capacités de détoxification en cas de stress (en savoir plus sur les effets du stress sur l’organisme).

Néanmoins, tous s’accordent à dire qu’il convient d’être prudent avec les cures détox visant à manger presque exclusivement des fruits et légumes, souvent sous forme de jus, voire à se limiter à la consommation exclusive de certains aliments lors, par exemple, de cures de type monodiète.

En outre, la promesse de réparer en quelques jours, ou quelques semaines, les excès de plusieurs mois, voire d’une année, n’apparaît pas réaliste.

On rééquilibre son alimentation !

La meilleure cure détox consiste surtout à rééquilibrer notre alimentation.

Selon le Dr Chevallier, « la meilleure des cures détox est de manger équilibré en suivant quelques règles simples : par exemple, réduire sa consommation de viande, surtout de viandes grasses, au profit de protéines végétales provenant de légumineuses, comme les lentilles ou les pois chiches. « On limite ainsi l’apport de mauvaises graisses tout en diminuant l’intoxication par les polluants liposolubles qui s’accumulent dans le gras animal, en particulier les perturbateurs endocriniens comme les dioxines ou les PCB. »


De même, manger bio évite ou limite la contamination aux résidus de pesticides. Pour renforcer sa flore intestinale (le microbiote), il faut privilégier les aliments fermentés tels le pain au levain, les yaourts nature, le jambon sec…: les bactéries qu’ils apportent aident à neutraliser les toxines. Les accros à la détox peuvent toujours boire régulièrement des tisanes à base d’artichaut, de romarin et de mélisse, des plantes utilisées traditionnellement pour soulager le foie dans sa tâche de détoxification. » (cf. « Les promesses extravagantes des cures détox »)

On peut, très simplement, modifier quelques habitudes plutôt que de passer à des menus drastiques :

  • Réduire les mauvaises graisses et les produits ultra-transformés,

  • Eviter les sucres raffinés (à remplacer par du miel, du sirop d’agave)

  • Troquer les biscuits du goûter par des fruits de saison : kiwis, pommes, poires, et bientôt les premières fraises,

  • Remplacer la charcuterie et la viande rouge, par du poisson, de la volaille ou des œufs,

  • Préférer la cuisson vapeur à la friture,

  • Privilégier l’eau plate et les infusions au café, à l’alcool et aux sodas,

  • Ne pas se priver de pâtes, de riz ou de céréales, mais les choisir semi-complets,

  • Faire la part belle aux légumes frais et de saison, bio si possible, riches en antioxydants et en vitamines (on trouve d’ailleurs au printemps des aliments drainants: l’artichaut, le pissenlit et l’asperge).

La réflexologie, pour faciliter le travail des émonctoires

La réflexologie plantaire est toute indiquée pour favoriser les fonctions d'élimination naturelle de notre organisme en stimulant l’ensemble des émonctoires. Un travail sur les zones réflexes du foie, de l’intestin, des reins et des poumons va permettre de soutenir leur action et, ainsi, d’aider le corps à maintenir, ou retrouver, son équilibre.

En outre, les pressions exercées sur la voûte plantaire vont permettre, d’une part, d'atténuer les effets du stress en apportant une relaxation profonde et, d’autre part, d’améliorer la circulation sanguine, ce qui aidera le foie à fonctionner correctement, ainsi qu’on l’a vu plus haut.

Au printemps, comme en toutes saisons, votre réflexologue saura vous accompagner sur la voie du mieux-être.



Photo par congerdesign--509903

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